Les Cannois face aux calamités ancestrales
Les Cannois face aux calamités ancestrales
Au XVIIIe siècle, la population de Cannes, vivant principalement de la terre et de la mer, subit fortement les épisodes de grêle, de gel, de froid ou de sécheresse. Les oliviers, les orangers et les cultures de fleurs (rose, fleur d’oranger), sont les plus impactés. Au XVIIIe siècle, la sécheresse provoque le tarissement de la seule fontaine de la ville. La pénurie d’eau menace à la fois les cultures et le bétail, mais aussi la population. En cas de crise, la municipalité intervient pour venir en aide à la population : estimation des dégâts par des commissaires nommés par le maire, demandes d’indemnisation ou d’exonération d’impôts adressées au préfet et recours à l’importation de blé d’autres régions pour éviter la disette. Au XIXe siècle, l’agriculture décline avec l’arrivée du tourisme, notamment des colonies d’hivernants à partir des années 1830. Néanmoins, les épisodes climatiques extrêmes persistent : gels notables (1816, 1825, 1891), grands froids (1910, 1956, 1985) et sécheresses fréquentes (jusqu’à 150 jours sans pluie).