La solidarité s'organise face aux catastrophes naturelles
La solidarité s'organise face aux catastrophes naturelles
Depuis le XVIIIe siècle, la ville de Cannes fait preuve de générosité envers les victimes de catastrophes, en France comme à l’étranger. Au XIXe siècle, elle participe notamment à des souscriptions ouvertes au bénéfice des sinistrés des inondations du Rhône (1841) et de la Loire (1846), ainsi qu’aux victimes du séisme en Guadeloupe (1843). En 1890, un crédit de 200 francs est voté en soutien aux populations touchées par les incendies de Fort-de-France (Martinique) et Port-Louis (Guadeloupe). Dans la région, le 23 février 1887, un puissant séisme (magnitude estimée entre 6,5 et 6,8) frappe la Ligurie et le pays niçois, causant plus de 600 morts, principalement entre Oneille et Diano Marina. Son épicentre se situe en mer, au large des côtes italiennes. Dans les Alpes-Maritimes, huit décès sont recensés, avec des dégâts plus limités. À Cannes, seuls quelques dommages sont signalés, notamment sur la voûte et le clocher de l’église Notre-Dame-des-Pins. Malgré cela, la ville manifeste sa solidarité par l’envoi d’un don de 50 000 francs aux communes sinistrées.
Afin de rassurer les hôtes de la ville, le quotidien rappelle que le séisme survenu deux jours plus tôt a fait peu de dégâts à Cannes. Les journalistes s’interrogent sur l’origine du tremblement de terre (l’Etna est alors en éruption) et avancent que « la chance de Cannes serait due à la typologie de ses constructions ». Quelques observateurs soulignent une mauvaise liaison des toits entre les murs porteurs et la lourdeur excessive des couvertures en ardoise dans les communes les plus touchées d’Italie. Beaucoup de bâtiments endommagés sont également très élevés, composés à l’intérieur de cloisons très lourdes, soutenues par des planchers voûtés vulnérables.
Le séisme de Lambesc, survenu en 1909 dans les Bouches-du-Rhône, est le plus puissant jamais enregistré en Provence d’après les sismologues, avec une magnitude de 6,2. Il cause d’importants dégâts dans plusieurs communes. En signe de solidarité, la municipalité de Cannes accorde une aide financière aux victimes.
Un séisme majeur (magnitude estimée à 8,5 sur l'échelle de Richter) secoue la Guadeloupe le 8 février 1843. Il est suivi à Pointe-à-Pitre d'un incendie qui dure près d'une semaine. Les pertes humaines et matérielles sont considérables. Le bilan fait état de presque 3 000 morts.