Les inondations
Les inondations
Cannes est particulièrement vulnérable aux inondations en raison de sa géographie, avec de nombreux vallons encaissés, et de fortes précipitations automnales, notamment autour de la Saint-Michel (après le 15 septembre). Les ruisseaux (aussi appelés vallons) du Riou, de la Foux, du Châtaignier, ainsi que ceux de la Bocca (Frayère, Devens, Roquebillière) débordent régulièrement sous l’effet de pluies torrentielles. La plaine de Laval, proche de la Siagne, est une zone particulièrement exposée. Par ailleurs, des mouvements de terrains peuvent être associés à ces fortes intempéries (colline de la Californie). De même, un phénomène de retrait-gonflement des argiles concerne particulièrement la colline de la Californie, la plaine de la Siagne et le nord de La Bocca. Depuis le XVIIIe siècle, les archives rapportent de nombreuses crues. En 1767, la Frayère déborde et inonde les terres. A partir du XIXe siècle, certaines inondations sont aggravées par les transformations urbaines et la création d’infrastructures comme la construction du chemin de fer (1874) ou encore par le rejet de débris dans les ruisseaux (1893).
Depuis les années 1990, le bassin versant de la Siagne est soumis à des épisodes méditerranéens de plus en plus récurrents à l’origine de précipitations intenses provoquant des inondations rapides et violentes par débordement de cours d’eau ou par ruissellement des eaux pluviales sur des sols imperméabilisés. Ces aléas peuvent se cumuler avec des submersions marines qui aggravent les effets des inondations en bloquant l’évacuation des eaux en mer.
Plusieurs inondations majeures marquent l’histoire de Cannes : celles du 27 octobre 1882, du 8 octobre 1947, des 5, 6 et 8 octobre 1993, du 26 juin 1994 et du 3 octobre 2015.