Quiz Histoire de la condition enfantine

L'enfant instruit, éduqué

Portait de Célestin Freinet

En 1698, sous Louis XIV, une ordonnance veut déjà rendre la "petite école" obligatoire.

Les régents des écoles au XVIIIe siècle, en Provence, se répartissent la tâche : le premier régent dit « régent de latin » enseigne le latin et la grammaire ; le second régent « l’escrivain » : lire, écrire et l’arithmétique, le troisième régent « régent de l’alphabet » enseigne les petits enfants "qui feront leur commencement". La 'salle d'asile' est souvent mal éclairée et très pauvre en aménagement, les élèves sont souvent assis à même le sol. L’enseignement était donné selon le mode individuel : le maître appelle à tour de rôle chacun des élèves auprès de lui. Il fait réciter la leçon. La commune n’intervient que pour le logement et les gages du régent.

Ce n'est évidemment qu'un début et l'apogée des lois sur l'école n'arrive qu'à la fin du XIXe siècle. Sous le Second Empire, Victor Duruy défend l'instruction des filles, fait voter la loi du 10 avril 1867, qui oblige les communes de plus de cinq cents habitants à créer une école de filles. Les lois Jules Ferry instituent l'école publique, laïque et obligatoire en 1881-1882, ce qui peine cependant à entrer dans la réalité, les parents ne se privant pas si aisément de la main d'oeuvre familiale.

En 1904, Alfred Binet (1857-1911) crée l'échelle métrique de l'intelligence et décrit les capacités mentales selon l'âge. Puis viendront de nouvelles méthodes éducatives avec Maria Montessori (1870-1952), Célestin Freinet (1896-1966) et ces manières d'enseigner feront date (Portrait ci-contre de C. Freinet). Les fines observations cliniques de biologistes comme Jean Piaget (1896-1980) entraîneront des changements profonds pour la pédiatrie. Françoise Dolto se donnera pour mission de faire passer auprès du grand public les connaissances acquises.

Après le décollage de l'éducation secondaire, au lendemain de la Seconde guerre mondiale, le taux national d'obtention du baccalauréat (créé par Bonaparte en 1808), atteint seulement 17% vers les années 70, mais dans le Sud, le taux atteint déjà 34%.

Emile ou de l'Education, gravure © BNF, AMC 38Num22_08L'institution Stanislas, fondée en 1866 à Cannes, AMC 2Fi2508Leçon de morale, manuel scolaire, coll. privéePalmarès, prix des élèves, écoles de Cannes, 1882, AMC 1R63Ecoles de la Verrerie, journal Le Républicain, 25 mars 1883, AMC Jx12Commission scolaire, obligation et excuses des parents, AMC 1R17, 1883Classe de filles à l'école des Soeurs de Villeneuve, rue Meynadier, 1895, AMC 16Fi142Projet d'installation d'une école communale mixte, quartier de La Croisette, 1895, AMC 4Fi19Certificat d'instruction primaire de 1896 © Collection privéeBillet de satisfaction 1906, les 'bons points' (prêt)Le premier collège laïc de Cannes, Carnot, créé en 1913, AMC 2Fi609Ecole privée du fourneau Saint-Mathieu, AMC 8Fi59_2Les places d'honneur, remise de prix dans les années 20, AMC 32Fi1081Classe de garçons, école Jules Ferry, section commerciale et industrielle 1922, AMC 25Fi818Le Bon Point, 1930Classe de garçons, 1931, école Montchevalier (quartier du Suquet), prêt privéProduction BT (1932) de M. Freinet, prêt MD, BH976Les 'compos' du trimestre, 1933, prêt G. AngeleriCertificat d'études, 1935, prêt privéPlan d'une école primaire de filles, villa Maurice-Alice, 1936, AMC 11M16Plan d'école maternelle sur La Bocca, 1936, AMC 11M18Cahier de chant, enfant de CM2, prêt privé école MacéManuel scolaire, page de lecture ® prêt ACEnfants en classe, Bocca centre, années 50Papier à entête de la CEL, 1951 (AMC BH976)Les ateliers de la Coopérative de l'Enseignement Laïc, ou CEL, place Bergia, à Cannes, AMC 47W558Exemple du travail d'élèves, petits imprimeurs, école Freinet (prêt Musée de l'école)Exemple de page de composition française, 1895, AMC 1R64Cours préparatoire école Saint-Joseph de Cannes, 1969

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